Les barbouzes
http://fr.news.yahoo.com/afp/20081014/tfr-espionnage-presume-de-besancenot-le-f56f567.html
"PARIS (AFP) - Le directeur de Taser France, Antoine Di Zazzo, a été interpellé et placé en garde à vue mardi matin dans le cadre de l'enquête sur l'espionnage présumé du porte-parole de la LCR Olivier Besancenot par une officine privée, a-t-on appris de sources proches du dossier.
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Directeur de la société SMP Technologies, qui distribue en France le pistolet à impulsion électrique Taser, M. Di Zazzo est l'une des dix personnes interpellées mardi matin dans le cadre d'une enquête ouverte en mai à la suite d'une plainte d'Olivier Besancenot pour "atteinte à la vie privée, atteinte aux droits des personnes pouvant résulter des fichiers et traitements informatiques et violation du secret professionnel".
Parmi les gardés à vue figurent également plusieurs policiers, un douanier, un cadre bancaire et un membre du cabinet parisien de détective privé Dussaucy.
L'Express avait révélé début mai que la vie du porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) avait été espionnée par "une officine privée". Selon l'hebdomadaire, cette affaire trouverait "son origine dans le contentieux opposant M. Besancenot à la société SMP Technologies".
Selon une source proche du dossier, un "lien comptable" a été découvert entre le cabinet Dussaucy et SMP Technologies.
SMP Technologies a de son côté attaqué en diffamation M. Besancenot, qui avait affirmé que le Taser avait causé la mort de 150 personnes aux Etats-Unis. Le procès doit se tenir le 20 octobre devant le tribunal correctionnel de Paris.
Suite à ces interpellations, Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR a dénoncé mardi des "méthodes de barbouzes".
"D'abord, il s'agit de méthodes de barbouzes et les barbouzards doivent rendre des comptes devant la justice", a déclaré M. Besancenot, joint par l'AFP.
"C'est scandaleux, c'est révoltant. C'est d'abord des méthodes de barbouzards. on a l'impression d'etre dans un mauvais film", a-t-il assuré.
Le porte-parole de la LCR a rappelé qu'il été cité à comparaître lundi au Palais de Justice de Paris, car le "même patron me traîne devant les tribunaux pour diffamation, me réclamant 50.000 euros pour simplement avoir fait état du rapport d'Amnesty International" sur la dangerosité présumée du Taser.
"A l'heure où tout le monde a l'air de réclamer un moratoire sur l'utilisation du pistolet Taser plutôt que de le généraliser plus que jamais, cela remet au goût du jour cette mobilisation-là", a-t-il assuré.
Le porte-parole de la LCR a estimé que cette affaire était "d'autant plus inquiétante à l'heure où on a un gouvernement qui s'emploie beaucoup à généraliser le système de fichiers, et notamment du fichier Edvige".
Pour M. Besancenot, "le dernier argument du gouvernement pour essayer de faire passer la pilule du fichier Edvige, même amendé, même relooké, ça consiste à dire que les coordonnées personnelles seront de toutes façons protégées".
"Là, c'est un cas typique qui prouve que n'importe quel barbouze peut avoir accès à des coordonnées qui sont protégées", a-t-il estimé, assurant y voir une "raison de plus pour se mobiliser et obtenir le retrait du fichier Edvige".
M. Besancenot tiendra à ce sujet une conférence de presse mardi à 14H00 à Paris, a précisé la LCR."
"PARIS (AFP) - Le directeur de Taser France, Antoine Di Zazzo, a été interpellé et placé en garde à vue mardi matin dans le cadre de l'enquête sur l'espionnage présumé du porte-parole de la LCR Olivier Besancenot par une officine privée, a-t-on appris de sources proches du dossier.
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Directeur de la société SMP Technologies, qui distribue en France le pistolet à impulsion électrique Taser, M. Di Zazzo est l'une des dix personnes interpellées mardi matin dans le cadre d'une enquête ouverte en mai à la suite d'une plainte d'Olivier Besancenot pour "atteinte à la vie privée, atteinte aux droits des personnes pouvant résulter des fichiers et traitements informatiques et violation du secret professionnel".
Parmi les gardés à vue figurent également plusieurs policiers, un douanier, un cadre bancaire et un membre du cabinet parisien de détective privé Dussaucy.
L'Express avait révélé début mai que la vie du porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) avait été espionnée par "une officine privée". Selon l'hebdomadaire, cette affaire trouverait "son origine dans le contentieux opposant M. Besancenot à la société SMP Technologies".
Selon une source proche du dossier, un "lien comptable" a été découvert entre le cabinet Dussaucy et SMP Technologies.
SMP Technologies a de son côté attaqué en diffamation M. Besancenot, qui avait affirmé que le Taser avait causé la mort de 150 personnes aux Etats-Unis. Le procès doit se tenir le 20 octobre devant le tribunal correctionnel de Paris.
Suite à ces interpellations, Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR a dénoncé mardi des "méthodes de barbouzes".
"D'abord, il s'agit de méthodes de barbouzes et les barbouzards doivent rendre des comptes devant la justice", a déclaré M. Besancenot, joint par l'AFP.
"C'est scandaleux, c'est révoltant. C'est d'abord des méthodes de barbouzards. on a l'impression d'etre dans un mauvais film", a-t-il assuré.
Le porte-parole de la LCR a rappelé qu'il été cité à comparaître lundi au Palais de Justice de Paris, car le "même patron me traîne devant les tribunaux pour diffamation, me réclamant 50.000 euros pour simplement avoir fait état du rapport d'Amnesty International" sur la dangerosité présumée du Taser.
"A l'heure où tout le monde a l'air de réclamer un moratoire sur l'utilisation du pistolet Taser plutôt que de le généraliser plus que jamais, cela remet au goût du jour cette mobilisation-là", a-t-il assuré.
Le porte-parole de la LCR a estimé que cette affaire était "d'autant plus inquiétante à l'heure où on a un gouvernement qui s'emploie beaucoup à généraliser le système de fichiers, et notamment du fichier Edvige".
Pour M. Besancenot, "le dernier argument du gouvernement pour essayer de faire passer la pilule du fichier Edvige, même amendé, même relooké, ça consiste à dire que les coordonnées personnelles seront de toutes façons protégées".
"Là, c'est un cas typique qui prouve que n'importe quel barbouze peut avoir accès à des coordonnées qui sont protégées", a-t-il estimé, assurant y voir une "raison de plus pour se mobiliser et obtenir le retrait du fichier Edvige".
M. Besancenot tiendra à ce sujet une conférence de presse mardi à 14H00 à Paris, a précisé la LCR."
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