Vieillir, devenir une bouse

Publié le par noo

Que faire de nos vieux. Ces vieux qui sont nos parents.

J'ai entrevue, hier, l'extrait d'un reportage, filmé en caméra caché, sur le traitement des vieux en maison de retraite.
Je dis entrevue car c'était tellement abjecte qu'il m'a été impossible de ne pas détourner le regard.
3 secondes d'identification et un sentiment de n'être qu'une merde, plus rien aux yeux des autres.

L'impuissance, la détresse... Franchement quitte à finir sa vie dans ces conditions, autant être atteint d'Alzheimer et avoir la mémoire tampon d'un poisson.
Rien de pire que la maltraitance. Abandonner un vieux au bord de l'autoroute me paraît moins sordide.

Je propose donc de repenser la retraite des vieux autrement.

Malgré les progrès scientifiques, nous finirons tous grabataires à faire pipi dans des couches taille L. Pourquoi ne pas organiser nous-même notre retraite ? Comment ?

Ne serait-il pas envisageable, alors que les cloches de la soixantaine sonneront, de créer entre amis une communauté de vieux ?

Investir dans une demeure suffisamment grande pour accueillir une vingtaine de pensionnaires (couples et célibataires). Nos misérables retraites et les intérêts de notre épargne permettraient d'engager deux personnes pour s'occuper de nous.deux personnes suffiraient car nous ne dépérirons pas tous à la même vitesse.

J'ai pas envie de finir ma vie en maison de retraite ou toute seule. C'est trop glauque.

Puis j'aimerais bien que vieillir ne soit pas synonyme de solitude, de rebus, "d'objet chiant qu'on ne sait pas où ranger"...

Donc commencez à faire des économies et rendez-vous dans 25 ans pour l'achat d'une grande maison.

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Publié dans Du personnel

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