Pour un vieil avenir : voici les réformes !

Publié le par whybec

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080107/tts-france-social-contrat-de-travail-ca02f96_2.html

NOUVEAU PROJET DE LOI ... CPE, CNE BIS OU TER, ON NE SAIT PLUS ...

Alors :
- période d'essai de trois mois pour tous ceux qui ne sont pas cadres
- de 6 mois pour les cadres


L'argument est que cela aidera les entreprises sur des projets « dont elles ne sont pas certaines ».

Hum hum ... Je vois bien là les gestions de projet à la « PME / PMI française » :


1) On met une personne « valable » sur les rails d'un projet, pour que le salarié mette deux fois plus de cœur à l'ouvrage pour réaliser sa tâche durant sa période d'essai (connaissez-vous la pression des fameux CDD, où l'on vous met une carotte virtuelle que l'on nomme CDI, l'histoire que vous donniez « tout » ?). Une fois votre temps terminé, votre « patron » se distribue les lauriers de votre boulot, à lui-même ou au cousin du patron, ou bien au frère de l'amante ...

Il y a aussi l'emploi d'une personne pour ne pas à avoir à redistribuer des bénéfices, en mettant en place de « vrais faux » projets. Ou bien, le bricolage de projets d'expansion, de spécialisation, parce que le concurrent l'a fait, parce que un minuscule groupe d'individus s'est dit « que c'était une bonne idée ». Oui mais derrière, pas de consultation, pas de plan de financement béton, pas de savoir faire quant au management de projet, pas d'adaptation, manque de gestion, manque tout simplement, de compétences ...


Triste à dire ... Mais je pense que l'une des fautes du manque à gagner en matière de « capital de production » revient au patronat : une « façon » de faire et de concevoir la vie des entreprises « à la grand papa ». Phénomène d'autant plus pronnoncé aujourd'hui, que rien n'est mis en place pour encourager les « nouvelles » entreprises. Quand l'Europe elle, prime ces initiatives, la France elle, encourage la PME et la grosse entreprise traditionnelle. La « vieille tradition » veut que ce soit des gens qui ont « le capital », ou bien qu'il s'agisse de « descendants » du patron. Si ces dirigeants ont « des titres », ils n'ont parfois que très partiellement connaissance du monde du travail, que ce soit d'un côté ou de l'autre de la barrière du « patronat ».

3) La France des initiatives, reconnaissons le, n'a plus le souffle que la génération du baby boom avait exigé sous Mitterand. Un souffle qui faisait fort peur aux privilégiés de leur époque, souvent nouveaux riches d'aprés guerre, ou descendants de la culture du "patron" colonial, avec ses shémas trés strucurés de classes, non pas sociales, mais d'individus : les superieures et les inferieures, le "patron" et les "autres", le blanc et l'affricain. Oui mais "ces vieux" là, eux, n'étaient pas majoritaires. Les notres de vieux, le sont ! Notre génération de papi - mami, ex-babby-boom, nous chante un peu la même chanson, à coups de "avançons oui, mais en arrière" : la tranche majoritaire a voulu le conservateurisme d'un certain Sarkosy ... un conservateurisme déjà bien introduit par Monsieur Chirac.

Pour continuer dans les réformes, voici un gros nœud de désaccord :

L'employeur, comme le salarié, pourra mettre fin à son contrat quand il le souhaite.

Curieusement, le patronat soutient, les salariés non. Hum ... sur ce principe, je pense qu'on ne peut nier le fait qu'une telle réforme ne soit qu'à l'avantage d'un seul non ? Là encore, on retrouve la possibilité de faire de l'approximatif, de la gestion au jour le jour, l'embauche à la volée etc ... bref, je ne vois encore là qu'un renforcement de gestion de projet et de compétence ... très « sur le tas » et sans plus de connaissance.

Encore une fois, comment se fait il que la France ait des besoins si « particuliers » en matière de condition d'embauche ? Tant et si bien, que ces propositions de « pseudo relance » du travail, soit contraires aux conditions « décentes » du travail en Europe ? Tant et si bien, que l'Europe, qui n'a pourtant que peu de portée dans les réformes nationales de ses pays, interdise des projets comme le CNE / CPE !!!! Ne nous avait-on pas dit que c'est ainsi que l'Angleterre a relancé sa croissance ? Il faut croire que non... On nous mentirait alors lol !?

Je pense qu'il serait temps de regarder un peu la façon dont les dirigeants gèrent leurs entreprises ...


Le plus gros paradoxe dans cette série de projets de loi, c'est la contradiction avec le discours du gouvernement qui consiste à culpabiliser les chômeurs, rappelant « le grand nombre » d'emplois à occuper. Pour preuve et rappel, l'émigration choisie pour occuper 60 % des postes inoccupés. Alors question, comment se fait il que des réformes aillent dans le sens d'un « emploi quitté facilement » ? Quand justement, le gouvernement annonce avec ferveur un « zéro chômage », un appel à l'émigration, un « plein emploi », une pseudo « revalorisation du travail » !!!! Réponse : parce que pour Sarko, un chômeur n'est pas une personne qui cherche un travail, un chômeur, c'est une personne indemnisée par l'Assedic.

Le gouvernement a pleinement conscience de la « vielle mentalité » du baby boom qui racle ce qu'il reste encore à racler. Justement, étant donné la vague de "sans emploi" à venir, quand ces entreprises seront reprises par « fiston », le gouvernement presse les réformes pour trouver des solutions qui comptabilisent le moins possible de « chômeurs ». En parallèle, étant donné des gestions d'entreprise quelque peu « out of ze réality », l'incompétence de dirigeants, leur incapacité à penser de façon collectivement responsable, le gouvernement prévoit d'alléger ce qui coulera ces entreprises : alléger au maximum leur responsabilité. Cela passe notamment par un allègements des charges, une suppression des indemnités, et des durées de prise en charge des salaires fantasques : faire passer les « ciao ciao sans préavis ni raison » et les non indemnisations auprès de l'Assedic, qui feraient elles grand tord au gouvernement.


Etre dirigeant d'une entreprise, en France, cela revient souvent à dire « appartenir à ». Le vieux concept des bourgeois qui ont acheté leur titre de noblesse. Seulement, on est loin des « formations » à l'américaine, où pour être dirigeant de Mac Do, la personne doit avoir occupé tous les postes de l'entreprise, passe devant une commission, doit faire ses preuves en matière juridique, de gestion ... Nous sommes dans un pays où créer et reprendre une entreprise ne se fait que à coup « d'apport de capital », ou de « transmission familiale ». Ce qui ne demande pas de passage devant une commission lambda, qui évaluerait les compétences du repreneur, ses aptitudes, ses motivations, ses connaissances etc ... Le « vieux pays » continue d'encourager les vieilles méthodes complètement dépassées.

Un gouvernement qui innonde pourtant les médias avec les oubliés de ces réformes : compétence, compétitivité, performence, égalité ... exactement ce que ces réformes détruisent ! Sarko n'a eu de cesse de parler du "retard" de la France ... je pense que voilà un discours, peut - être le seul, qu'il maîtrise parfaitement ! On pourrait presque croire qu'il est un des investigateurs de ces retards !


Quant à ces dirigeants d'Etat, comme beaucoup de dirigeants de PME françaises, ils sont directement issus de cette génération, de cette culture de nantis. Si l'on prend les ministres actuels, pas un n'a le mérite d'avoir eu un parcours professionnel en dehors du fonctionnariat, ou des conseils d'administration grâce aux parts des fonds familiaux ... Libéralisme, liberté d'entreprendre, compétence, égalité ... ne font pas bon ménage avec « rentiers », et avec ce mot si chère au président, ce mot par lequel il tente de diviser la France, ce mot qui colle à la peau de tellement de « dirigeants français » : « privilèges » ... des privilèges qui n'ont eux, aucune racine directe dans le travail.


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Publié dans Du politique

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